Orateur
Description
CONTEXTE
Dans le cadre de la transition vers des systèmes alimentaires durables, l’orientation vers des régimes plus riches en sources de protéines végétales constitue un levier majeur pour réduire l’impact environnemental tout en améliorant la qualité nutritionnelle des régimes. Parmi ces sources, les légumineuses, et tout particulièrement les légumes secs, occupent une place stratégique en raison de leur densité nutritionnelle, de leur rôle historique dans l’alimentation humaine, de leur accessibilité économique et de leur faible empreinte environnementale. Malgré ces atouts et les recommandations nationales, leur consommation en France demeure nettement inférieure aux niveaux recommandés.
OBJECTIF
L’augmentation de l’intégration des légumes secs dans les pratiques alimentaires nécessite une compréhension fine des profils de consommateurs, incluant leurs comportements, leurs connaissances, leurs motivations et leurs compétences culinaires spécifiques à ces espèces. L’enquête présentée ici vise à identifier les facteurs différenciant les consommateurs réguliers de légumes secs des consommateurs peu fréquents, afin d’orienter des stratégies d’intervention adaptées.
DÉMARCHE ET MÉTHODES
Un échantillon de 800 consommateurs français a été constitué en novembre 2024 selon une stratification ciblée permettant de représenter trois groupes : consommateurs réguliers, consommateurs occasionnels et individus consommant rarement ou jamais des légumineuses. L’échantillon est représentatif de l’âge, du genre et de la région d’habitation des Français. Les participants ont répondu à un questionnaire sur internet. Les analyses montrent peu de variations sociodémographiques entre groupes, à l’exception d’une surreprésentation d’individus à statut socio‑économique élevé, de résidents franciliens et de personnes végétariennes (6 %) parmi les consommateurs réguliers.
RÉSULTATS OBTENUS
Les résultats mettent en évidence un contraste marqué entre les consommateurs réguliers et les consommateurs rares, tandis que les consommateurs occasionnels présentent des réponses proches des premiers. Les consommateurs rares disposent d’un niveau plus faible de connaissances nutritionnelles et environnementales liées aux légumes secs, comparativement aux deux autres groupes. Ils déclarent également des compétences culinaires limitées, un attachement émotionnel moindre à ces aliments. Leur néophobie alimentaire est plus élevée. Enfin, leur propension à modifier leurs habitudes pour intégrer davantage de légumineuses est significativement plus faible.
PERSPECTIVES
La proximité observée entre les profils des consommateurs réguliers et occasionnels, en contraste avec les consommateurs rares, suggère que les actions visant à augmenter la fréquence de consommation chez les consommateurs occasionnels constituent une stratégie plus réaliste et plus efficace que de cibler directement les consommateurs peu fréquents. Ces résultats soulignent la nécessité de développer des stratégies de promotion ciblées, adaptées aux différents profils, afin d’accélérer l’adoption des légumes secs dans l’alimentation en France.
| Fonction de l'orateur | Enseignant Chercheur |
|---|---|
| Nom de la structure et affiliation (UMR, Station...) de l'orateur | GRAPPE, ESA |
| Mots clés (hors ceux du titre) | Légumineuses, Consommateurs, Comportements, Alimentation durable |
| Autorisation RGPD | oui |