Orateur
Description
Contexte
L'implantation d'arbres en milieu urbain représente une stratégie cruciale pour atténuer et s’adapter aux changements climatiques, notamment face aux défis tels que l'accroissement des périodes de sécheresse et des températures élevées. Il est impératif de promouvoir et de faciliter l'introduction et la croissance d'arbres en ville, afin de tirer parti des services écosystémiques qu'ils offrent. Pour atteindre cet objectif, il est essentiel d'améliorer le taux de reprise et la durée de vie des arbres urbains, tout en reconnaissant leur intégration socio-économique dans le paysage urbain.
Objectifs
Ce programme de recherche (CASDAR, 2025-2027) vise à préparer les jeunes arbres à des conditions environnementales contraignantes, avec pour objectif de favoriser une reprise optimale lors de leur implantation et d'assurer une meilleure résilience face aux changements climatiques.
Démarche et méthodes
Dans ce contexte le projet ClimArbre se propose de travailler autour de trois objectifs :
Sélectionner un itinéraire technique de production d’arbres adaptés aux conditions urbaines
Valider et quantifier l’impact de la préparation en pépinière lors de plantations en fosses
Etudier la faisabilité des techniques développées en évaluant les coûts de production et la capacité des acteurs concernés à intégrer ces nouvelles techniques
Ce projet s’appuie sur le travail de 4 partenaires, le RITTMO qui valide et observe le bon développement des microorganismes implantés, le Cerema qui accompagne et étudie l’accueil des collectivités et paysagistes face au nouvel itinéraire technique, l’UMR EVA qui étudie la physiologie des végétaux notamment face à un stress, et ASTREDHOR qui pilote le projet et met en culture les arbres avec les différents leviers à tester.
Afin de construire des itinéraires de production d’arbres adaptés quatre leviers sont étudiés. Le premier est l’essence végétale, sont comparées dans le projet une essence classique et locale (tilleul) et une essence dite de « migration assistée » (micocoulier). Le second levier est le substrat de production, afin d’être adapté aux conditions urbaines et aux sols qui y sont présents, les arbres sont produits dans un même substrat adapté aux espaces contraints, le technosol (sol reconstitué issu de déchets de zones urbaines ou industrielles) avec une composition issue de précédents travaux). L’irrigation est également un levier mobilisé dans ce projet avec la mise en condition de stress hydrique d’une partie des plants afin de favoriser la mise en place de mécanismes de résistance face à la sécheresse. Enfin la mise en contact des arbres avec des micro-organismes bénéfiques est le dernier levier testé afin de conforter leur action sur la croissance et la résistance des arbres en permettant un meilleur accès en eau et éléments minéraux.
Résultats attendus
Dans la première phase d’essais, la composition du technosol a été sélectionnée à l’aide du travail de suivi physiologique mené par l’UMR EVA, les arbres ont été mis en culture avec les différentes modalités de production qui découlent des leviers présentés précédemment. Des résultats de croissance en hauteur et en circonférence sont attendus à la fin de la période de croissance des végétaux, des résultats de stade de débourrement permettent d’ores et déjà de discriminer certaines modalités.
Perspectives
Le comité de pilotage du projet doit se réunir cet été afin de déterminer quelles modalités vont être implantées en collectivités à l’automne prochain.
A l'issue de ces implantations et expérimentations les collectivités et producteurs pourront demander ou proposer des arbres préparés aux conditions urbaines selon les enseignements de ce projet.
| Fonction de l'orateur | Ingénieure d'expérimentation |
|---|---|
| Nom de la structure et affiliation (UMR, Station...) de l'orateur | ASTREDHOR |
| Mots clés (hors ceux du titre) | Stress hydrique, Technosol, microorganismes symbiotiques |
| Autorisation RGPD | oui |