24–25 nov. 2026
Campus d'Angers
Fuseau horaire Europe/Paris

La métabolomique non ciblée révèle les stratégies biochimiques de tolérance à une sécheresse sévère chez des arbres matures de cinq cultivars d'agrumes.

Non programmé
10m
Campus d'Angers

Campus d'Angers

L'Institut Agro Rennes-Angers 2 rue André Le Nôtre 49 045 Angers
A- Présentation orale de 10 mn Adaptation au changement climatique et impacts sur les filières du végétal spécialisé Santé des plantes et de l'environnement, interactions plantes-bioagresseurs

Orateur

Mathieu Bernardini (INRAE)

Description

Les agrumes comptent parmi les cultures les plus produites au monde, avec une production mondiale dépassant les 150 millions de tonnes par an. Sous l'impulsion du changement climatique global, les épisodes de sécheresse devraient devenir de plus en plus intenses, prolongés et imprévisibles, représentant une menace sévère pour les systèmes agricoles méditerranéens et subtropicaux.
Notre étude a examiné les réponses au stress hydrique sur des arbres de 20 ans de cinq cultivars d'agrumes : l'Orange douce (Citrus sinensis), le Mandarinier à feuilles de saule (C.deliciosa), le Pomélo Star Ruby (C.paradisi), le Clémentinier (C.clementina) et le Cédratier de Corse (C.medica), en suspendant l'irrigation jusqu'à ce que le potentiel hydrique avant l’aube approche ou dépasse le point de flétrissement permanent. Comme attendu ce déficit hydrique sévère a entraîné une réduction drastique de l'ouverture stomatique et de la teneur relative en eau chez tous les génotypes.
Pour élucider les mécanismes biochimiques sous-jacents à la tolérance au stress hydrique chez les agrumes, nous avons réalisé un profilage métabolomique complet des tissus foliaires, provenant d’arbres contrôles et stressés, pour les cinq cultivars. Les résultats préliminaires démontrent que le stress hydrique provoque une reprogrammation métabolique complexe et spécifique au génotype, comme le révèle notre analyse métabolomique non ciblée. Cette approche a mis en évidence des perturbations significatives dans des voies métaboliques clés associées à la tolérance au stress, suggérant que différents génotypes d'agrumes déploient des stratégies biochimiques actives pour atténuer les altérations physiologiques induites par la sécheresse. Ces modifications métaboliques nuancées indiquent l'existence de mécanismes de défense dépendants du génotype qui renforcent la résilience face au déficit hydrique, mettant ainsi en lumière de potentiels biomarqueurs métaboliques de tolérance à la sécheresse qui méritent des investigations plus approfondies.
À terme, l'identification de ces biomarqueurs clés offre des perspectives opérationnelles intéressantes pour les producteurs, notamment pour développer des outils de diagnostic rapide du stress hydrique au champ (permettant un pilotage de l'irrigation au plus près des besoins réels de l'arbre) ou pour guider la sélection de variétés plus tolérante.

Fonction de l'orateur PhD student
Nom de la structure et affiliation (UMR, Station...) de l'orateur UR AGAP Corse, station INRAE, 20230, San Giuliano, France
Mots clés (hors ceux du titre) Écophysiologie, Métabolomique, Stress hydrique, adaptation.
Autorisation RGPD oui

Auteur

Mathieu Bernardini (INRAE)

Co-auteurs

M. Cedric Cassan (Université de Bordeaux, INRAE, UMR Biologie du Fruit et Pathologie, Bordeaux Metabolome, Villenave d’Ornon F-33140, France) Prof. Felix Tomi (Università di Corsica Pasquale Paoli) Dr Yves Gibon (Université de Bordeaux, INRAE, UMR Biologie du Fruit et Pathologie, Bordeaux Metabolome, Villenave d’Ornon F-33140, France) Francois Luro (INRAE)

Documents de présentation