Orateur
Description
Contexte
Les acariens sont des ravageurs majeurs des cultures maraîchères et ornementales et sont concernés par le retrait de substances actives qui menace la viabilité de certaines productions. Ils sont aussi favorisés par des climats chauds et secs et tendent à prendre de l’importance avec le changement climatique.
Objectifs
A la demande des professionnels, l’APREL se mobilise pour trouver des solutions à cette problématique avec des projets collaboratifs ou des essais régionaux.
Démarches et résultats obtenus
Plusieurs pistes sont travaillées notamment dans le projet GAMHA (2025-2027) sur culture d’aubergine sous abri, très affectée par les acariens :
La prédation par les ennemis naturels : Deux acariens prédateurs ont été utilisés dans l’essai mais avec une installation décevante : Transeius montdorensis, indiqué pour la gestion des aleurodes, des thrips et des acariens ; Amblyseius swirskii, plutôt indiqué pour la gestion des thrips et des aleurodes mais qui peut occasionnellement se nourrir d’autres proies. La présence des auxiliaires naturels (hytoseuilus persimilis, Feltiella acarisuga et Stethorus punctillum) mi-juin a été finalement plus significative
Des plantes de service ont été identifiées pour servir de plante refuge ou ressource pour les auxiliaires (alysse et menthe poivrée) et sont introduites dans la culture d’aubergine. Leur présence ne semble pas avoir aidé l’installation des auxiliaires lâchés.
La gestion du climat est un levier déterminant qui aide à freiner le développement des acariens tetranyques. Des bassinages quotidiens de 5 à 10 min par le système d’aspersion des serres augmentent l’hygrométrie dans la culture et créent des conditions qui lui sont défavorables.
Les produits de biocontrôle sont disponibles pour l’usage acariens mais peu utilisés par manque de référence ou d’efficacité. En aubergine, Flipper (acide gras) et Limocide (huile essentielle d’orange) ont montré un intérêt en combinaison des leviers précédents : le taux de contamination a baissé de 60% des plantes touchées à 20% en 15j après la mise en œuvre de la stratégie.
Perspectives
Ces essais sont reproduits en 2026 et complétés par des essais sur d’autres cultures, notamment l’utilisation de menthe suave en tomate.
L’ensemble de ces solutions alternatives montrent des efficacités individuelles limitées et des freins techniques. Les résultats d’essais apportent petit à petit des éléments d’aide à la décision pour construire des stratégies de protection qui font appel à de plus en plus d’observation et de technicité pour être efficaces.
| Fonction de l'orateur | directrice et chargée d'expérimentation |
|---|---|
| Nom de la structure et affiliation (UMR, Station...) de l'orateur | APREL |
| Mots clés (hors ceux du titre) | protection biologique – stratégie alternative |
| Autorisation RGPD | oui |