Orateurs
Description
De nombreux réseaux structurent la conservation et la valorisation des ressources phytogénétiques en France et dans le monde. Ils peuvent mettre en relation des structures régionales, des associations, des banques de gènes, des chercheurs ou encore des agriculteurs. Leur objectif commun est de partager les expertises et expériences pour mieux préserver et connaître la biodiversité cultivée.
Une majorité de pays a fait le choix de centraliser la conservation de leurs ressources dans des banques de gènes multi-espèces, notamment pour celles préservées sous formes de graines. En France, la stratégie nationale de conservation des ressources génétiques végétales s’est orientée vers un modèle décentralisé, en réseau, profitant de partenariats existants, ou en en créant de nouveaux. Ce modèle facilite l’implication conjointe d’acteurs publics et privés dans la conservation et la valorisation des ressources. Il repose sur la mobilisation d’une diversité d’acteurs, permettant de mutualiser les compétences et d’ancrer les collections dans leurs contextes agroécologiques et d’usage. En revanche, il implique des besoins accrus en coordination, animation et harmonisation des pratiques.
Aujourd’hui la France compte seize réseaux de coopération public-privé couvrant des espèces variées (grandes cultures, espèces potagères et fruitières) et rassemblant une pluralité d’acteurs : établissements publics, sélectionneurs et semenciers privés, organisations professionnelles, centres régionaux de ressources génétiques, ou encore associations...Animés par des structures publiques ou parapubliques, ces réseaux peuvent mutualiser différents types d’activités : conservation, régénération, caractérisation et/ou évaluation.
A l’échelle européenne, les réseaux d’évaluation des ressources phytogénétiques pour l’agriculture et l’alimentation EVA de l’ECPGR visent à améliorer l’utilisation de la diversité génétique dans un premier temps dans les programmes de sélection variétale des partenaires, puis dans un second temps pour l’ensemble des utilisateurs de ces ressources, les données de caractérisation étant rendues publiques au bout de 3 ans. Ils regroupent des partenaires publics et privés répartis par groupes d’espèces de grandes cultures ou légumières. Le matériel fourni par les banques de gènes est multiplié et évalué par les partenaires publics et privés lors d’essais multisites répartis sur le territoire européen. Les évaluations portent par exemple sur le taux de protéines ou la résistance aux stress biotiques et abiotiques.
Parmi les six réseaux EVA existants, l’un d’entre eux est consacré depuis 2024 à huit espèces de légumineuses et compte une cinquantaine de partenaires. La participation de structures françaises a été facilitée par la proximité des acteurs au sein des partenariats publics-privés existants.
Références bibliographiques
Delêtre, M. et al. (2023). La biodiversité cultivée en France, Regard sur les actions menées en France pour la conservation et la valorisation des ressources phytogénétiques entre 2014 et 2019. Rapport 45 p.
https://agriculture.gouv.fr/ressources-genetiques-vegetales-regard-sur-les-actions-menees-en-france-pour-la-conservation-et-la
Bureau des Ressources Génétiques (1999). Charte nationale pour la gestion des ressources génétiques.
https://www.geves.fr/wp-content/uploads/CharteNational_BRG-1999.pdf
Goritschnig, S. et al. (2025). Strengthening European research cooperation on plant genetic resources conservation and use, Genetic Resources, (S2), pp. 119–134. doi: https://doi.org/10.46265/genresj.LUZJ7324.
| Fonction de l'orateur | Gestionnaire de ressources phytogénétiques |
|---|---|
| Nom de la structure et affiliation (UMR, Station...) de l'orateur | GEVES - Structure de coordination nationale |
| Mots clés (hors ceux du titre) | réseaux, évaluation, ECPGR, légumineuses, européen |
| Autorisation RGPD | oui |